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Urgence

Quand l’hébergeur suspend le site

À la place de votre site, une page de l’hébergeur ; dans votre boîte, un courriel qui annonce une suspension. Tout ce qui suit dépend d’une seule chose : le motif écrit dans ce courriel. Il dit ce que l’hébergeur a vu, donc ce qu’il attend pour rouvrir. Voici l’ordre des gestes en entier, y compris ceux qui se font sans nous — et la pièce qui raccourcit l’échange plus que tout le reste : un constat daté que votre hébergeur peut vérifier lui-même, sans avoir à nous croire.

Ce que votre hébergeur a vu

Un hébergeur suspend pour protéger les autres comptes de la même machine, la réputation de ses adresses d’expédition, et la sienne. Quatre motifs reviennent. Chacun appelle une réponse différente, et le premier travail consiste à savoir duquel il s’agit.

Courrier

Un envoi massif de courrier depuis le compte

C’est le motif le plus pressant pour un hébergeur : le courrier part de ses machines, et ce sont ses adresses d’expédition à lui qui finissent listées ailleurs — donc le courrier de ses autres clients qui cesse d’arriver. Il attend deux choses : que l’envoi s’arrête, et que vous nommiez d’où il partait. Un fichier déposé, un formulaire de contact ouvert au relais, une boîte dont le mot de passe circule : ce sont trois origines différentes, et trois réponses différentes.

Ressources

Une consommation de ressources hors de l’ordinaire

Processeur, mémoire, requêtes de base : le compte a dépassé ce que la machine peut donner aux autres. L’origine se partage en trois, et la distinction décide de tout ce qui suit. Un fichier ajouté qui travaille pour quelqu’un d’autre. Un afflux de robots sur des pages coûteuses. Ou votre propre site, devenu lourd en grandissant — auquel cas le motif ressemble à une intrusion et se révèle une question technique.

Signalement

Un signalement reçu d’un tiers

Un moteur de recherche, un éditeur d’antivirus, une banque, un client : quelqu’un a écrit à votre hébergeur avant vous. Demandez-en la copie dès votre première réponse. Un signalement porte presque toujours une adresse précise et une date, et ces deux éléments sont exactement ce qui borne l’examen : ils disent où regarder et à partir de quand.

Analyse de la plateforme

Un fichier reconnu par l’analyse de la plateforme

L’hébergeur passe ses propres outils sur les comptes qu’il héberge, et l’un d’eux a reconnu un fichier. Le rapport en donne le chemin complet et une date : c’est un point de départ précieux. Il donne rarement l’étendue. Un fichier reconnu en accompagne souvent d’autres, écrits pour votre site seul, qu’aucune reconnaissance de signature n’a jamais rencontrés.

L’ordre des gestes, du courriel à la réouverture

Cet ordre a une raison : chaque geste protège le suivant. Demander l’accès avant d’avoir lu le motif, c’est demander la mauvaise chose ; nettoyer avant d’avoir copié, c’est perdre la preuve que l’hébergeur demandera ensuite.

Lisez à la lettre ce que l’hébergeur a écrit

Le motif conditionne tout le reste : la réponse à un envoi de courrier n’a rien à voir avec la réponse à un signalement. Relevez, dans le courriel, la date et l’heure de la suspension, le motif exact dans ses termes à lui, les chemins de fichiers cités, l’adresse à laquelle répondre, et le délai s’il en annonce un. Répondre à côté du motif est ce qui allonge le plus l’échange.

Demandez les éléments qu’il a vus

Par retour, en une demande courte et précise : la copie du signalement, les lignes de journal correspondantes, le rapport de son analyse avec les chemins complets, les en-têtes d’un courrier incriminé. Ces éléments existent déjà de son côté — c’est ce qui a motivé sa décision. Ils valent des heures de recherche à l’aveugle, et les demander montre d’emblée que vous traitez le dossier.

Obtenez un accès en lecture, site fermé

Une suspension ferme la porte des visiteurs ; l’accès aux fichiers, à la base et aux journaux se garde souvent. Demandez-le explicitement, le temps d’établir ce qui s’est passé. La demande va dans le sens de l’hébergeur : ce qu’il veut, c’est une réponse étayée plutôt qu’une promesse. À défaut, demandez au moins une archive de l’état actuel des fichiers et de la base.

Copiez tout avant de toucher

Fichiers et base, dans leur état du jour, sur un support à part. Cet état, aussi abîmé soit-il, est la seule matière qui permettra de dater ce qui est arrivé et de répondre plus tard à l’hébergeur, à un client ou à un assureur. Nettoyé d’abord, il a disparu pour toujours — et avec lui la moitié des réponses que l’hébergeur va poser.

Établissez ce qui a changé, fichier par fichier

Un chemin cité par l’hébergeur est un point d’entrée, rarement l’inventaire. C’est le point où l’œil humain atteint sa limite : un site vivant porte des dizaines de milliers de fichiers, et celui qui a été ajouté ressemble à ses voisins. La question qui se répond est renversée : combien de fichiers savent justifier leur présence, et lesquels en sont incapables ? Notre analyse compare votre site au code authentique publié par ses éditeurs, et nomme chaque écart avec sa date et son emplacement.

Répondez avec une pièce que l’hébergeur peut vérifier

Une réponse qui affirme « c’est réglé » ressemble à toutes les autres, et se traite comme toutes les autres. Une réponse qui contient un constat daté et signé, dont le destinataire contrôle lui-même la signature de son côté, change de nature : elle raccourcit l’échange bien plus qu’une affirmation, parce qu’elle donne à votre interlocuteur de quoi justifier la réouverture dans son propre dossier.

Demandez la réouverture en reprenant son motif

Écrivez court, dans ses termes : le motif tel qu’il l’a énoncé, ce qui a été trouvé, ce qui a été fait, à quelles dates. Joignez le constat et l’attestation de l’état obtenu. Terminez par ce qui tient la porte fermée pour la suite : accès repris, versions remises à leur code d’origine, surveillance posée. Un hébergeur rouvre quand il peut écrire pourquoi il a rouvert.

Vérification gratuite, pour tout le monde et pour toujours

La pièce se vérifie chez nous, par votre hébergeur lui-même

C’est le point de cette page. Chacun de nos documents porte une signature, et n’importe qui la contrôle sur notre page de vérification : votre hébergeur, votre client, votre assureur. Gratuitement, sans compte, et pour toujours. Votre interlocuteur cesse alors d’avoir à vous croire — il constate. C’est cela, et seulement cela, qui rend un document opposable.

Pourquoi la vérification est-elle gratuite alors que l’analyse se paie ? Parce que ce sont deux choses opposées. Une analyse gratuite répondrait presque toujours « rien trouvé » : la bonne nouvelle attendue, donnée sans preuve, à des gens qui n’en avaient pas besoin. Nous vendons la certitude, pas l’inquiétude. La vérification, elle, ne vaut quelque chose que si tout le monde peut la faire, y compris ceux à qui nous ne vendrons jamais rien.

Concrètement, votre réponse à l’hébergeur porte trois documents signés : le constat — ce qui a été observé, ce qui a été fait, à ces dates —, l’attestation de l’état obtenu, et la pièce faite pour être remise à un tiers. Le constat dit ; l’attestation engage ; la vérification, chez nous, tranche.

Ce que vous recevez, et ce que cela coûte

Un prix par site, une fois. L’analyse demande à chaque fichier de justifier sa présence, comparé au code authentique publié par son éditeur ; le reste est nommé, avec sa date et son emplacement.

Le constat

Record — 99 € par site

Le diagnostic entier : le nombre exact, chaque fichier nommé, la datation, le point d’entrée probable. Et les trois documents signés — le constat, l’attestation de l’état obtenu, et la pièce remise à un tiers, celle que votre hébergeur vérifiera de son côté.

Le constat et le geste

Record + Restore — 199 € par site

Tout ce qui précède, plus le geste de rétablissement : il est vérifié après coup, et il s’annule de lui-même si le site cesse de répondre. Suit une nouvelle analyse, qui transforme le constat en attestation de rétablissement — la pièce que l’hébergeur attend pour rouvrir.

Après la réouverture

Un compte rouvert se referme parfois une deuxième fois, par la même porte, parce que la porte est restée ouverte. Ce qui change la suite tient en une phrase : savoir le jour même qu’un fichier exécutable a bougé, plutôt que l’apprendre par un courriel de suspension. La veille dit les choses avec précision : lorsque l’attestation se rompt, elle annonce que ce site diffère de celui qui a été attesté. Votre propre mise en ligne la rompt de la même façon — on ré-atteste après chaque déploiement, et une rupture sans déploiement se regarde de près. Watch, 99 € par site et par an ; avec le geste de rétablissement, 199 €.

Une réserve, écrite ici comme elle l’est sur chaque document : un site entièrement justifié est un site dont chaque fichier a rendu des comptes — ce qui est déjà beaucoup, et reste autre chose qu’un site sûr. Un mot de passe volé ou une extension à jour mais vulnérable demeure hors de portée d’une comparaison de fichiers, et se dit tel quel à votre hébergeur.

Ce que votre hébergeur attend tient en une pièce datée

Le nombre exact, chaque fichier nommé, la date probable, et trois documents signés dont il vérifie lui-même la signature, gratuitement.

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