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Urgence

Quand votre site en ouvre un autre

Un client clique sur votre nom dans les résultats de recherche et se retrouve sur une boutique de pilules, un faux support technique, une page de paris. Il vous écrit, ou il ne revient jamais. Vous ouvrez votre site à votre tour : tout va bien. Vous rechargez : tout va toujours bien. Le renvoi existe pourtant, et il est écrit pour se cacher de vous en particulier.

Pourquoi vous êtes le dernier à le voir

Un renvoi posé pour durer est conditionnel : il regarde d’où vient la demande avant de décider quoi répondre. Les conditions se combinent, et elles poursuivent toutes le même but — se déclencher chez l’inconnu, rester muet chez le propriétaire. Ce que vous voyez depuis votre poste ne dit donc rien de ce que reçoivent vos visiteurs.

Le visiteur arrive d’un résultat de recherche

Le renvoi lit le référent — la page d’où vient le clic. Si c’est un moteur de recherche, il agit ; si c’est la barre d’adresse ou un marque-page, il se tait. C’est la condition la plus répandue, parce que c’est celle qui rapporte : le trafic de recherche est du trafic neuf, qui n’a aucune raison de trouver la page d’arrivée bizarre.

Le visiteur est sur un téléphone

Le renvoi lit la signature du navigateur et ne s’adresse qu’au mobile. Cela suffit à le rendre invisible depuis l’ordinateur de bureau où vous travaillez toute la journée, et parfaitement visible pour la moitié de vos visiteurs.

Une seule fois par adresse

Il dépose un témoin dans le navigateur, ou retient l’adresse d’où venait la demande : le même visiteur ne repart qu’une fois. Vous qui essayez dix fois de suite depuis le même poste, vous avez épuisé votre unique déclenchement au premier essai — souvent avant même de savoir qu’il fallait regarder.

Vous, vous arrivez toujours de la même façon

Par votre marque-page, sur votre ordinateur, depuis votre réseau, déjà connecté à l’administration. Chacune de ces habitudes coche une case d’exclusion. Le propriétaire du site est, très exactement, le profil de visiteur que le renvoi évite : c’est le seul dont la visite pourrait entraîner un retrait.

Les gestes qui se font sans nous

Le reproduire volontairement, depuis chez vous

Le principe tient en une phrase : cessez d’arriver comme vous arrivez d’habitude. Chaque geste ci-dessous lève une condition d’exclusion, et ils se font dans cet ordre parce que le premier coûte dix secondes et le dernier un quart d’heure. Un seul déclenchement observé suffit — c’est une réponse, et vous pouvez vous arrêter là.

Ouvrez une fenêtre de navigation privée

Elle arrive sans témoin et sans session d’administration : deux conditions d’exclusion levées d’un coup. C’est l’essai qui coûte dix secondes, et il montre déjà le renvoi dans une bonne part des cas. Fermez-la entre deux tentatives, sinon le témoin déposé au premier essai vous protège des suivants.

Arrivez depuis un résultat de recherche

Tapez site:votredomaine.fr dans Google, puis CLIQUEZ sur un résultat au lieu de taper l’adresse : le clic transmet le référent que le renvoi attend. Refaites-le depuis Bing et depuis votre téléphone. Une condition vise parfois un seul moteur de recherche, et vous auriez conclu trop vite en essayant le seul autre.

Changez d’appareil ET de réseau

Un téléphone, Wi-Fi coupé, en données mobiles : autre navigateur, autre signature, autre adresse. Ces trois changements d’un coup lèvent presque toutes les conditions restantes. Demandez aussi à la personne qui vous a signalé le renvoi ce qu’elle avait fait, exactement — sa description vaut mieux que dix essais à l’aveugle.

Demandez la page comme un moteur de recherche la demande

L’outil d’inspection d’URL de la Search Console teste l’adresse en direct et vous montre le code réellement servi à l’exploration, référent compris. Bing Webmaster Tools a le sien. C’est la seule vue qui échappe à vos propres habitudes de navigation, et elle est gratuite.

Notez tout, à la seconde où vous le voyez

L’adresse d’arrivée complète, la date, l’heure, l’appareil, le chemin suivi, et une capture d’écran. C’est ce qui vous servira auprès de votre hébergeur, de votre client ou de votre assureur — et c’est ce qui permettra, une fois le retrait fait, de refaire la même demande dans les mêmes conditions pour prouver que la réponse a changé.

Où le renvoi se pose

Un renvoi tient en quelques lignes, et ces lignes tiennent dans quatre sortes d’endroits. Trois sont chez vous. La quatrième est ailleurs, sur un serveur qui appartient à quelqu’un d’autre, et c’est celle qui rend un retrait trompeur : la ligne d’appel se retire, le reste continue d’exister hors de votre portée.

Le fichier de configuration du serveur

Le .htaccess s’exécute avant votre gestionnaire de contenu, à chaque demande, et trois lignes lui suffisent pour poser une condition sur le référent ou sur le navigateur. Il y en a souvent un par dossier, son nom commence par un point, et beaucoup de clients FTP le masquent tant qu’on ne leur demande pas d’afficher les fichiers cachés.

Un fichier d’amorçage du gestionnaire de contenu

Le fichier chargé à chaque page : l’index, la configuration, un fichier de fonctions du thème actif, une extension installée pour l’occasion. Une ligne posée là s’exécute sur toutes vos pages, y compris celles que vous avez publiées hier, et elle ressemble à ses voisines au point de se relire dix fois sans se voir.

Un enregistrement de la base

Là, il ne s’agit plus d’un fichier : une valeur rangée dans une table de réglages, un bloc glissé au bas d’un contenu, un modèle de page stocké en base. Une comparaison de fichiers regarde les fichiers ; ce qui vit dans la base se relit dans la base — l’export de la table des réglages se lit ligne à ligne, et c’est faisable en une soirée.

Un script appelé depuis un domaine tiers

Votre page charge un script hébergé ailleurs : le renvoi lui-même se trouve sur un serveur qui appartient à quelqu’un d’autre, et son contenu peut changer d’un jour à l’autre sans que rien ne bouge chez vous. Ce qui est chez vous, c’est la ligne d’appel — et c’est elle qui se retire.

Ce que l’analyse établit

Un renvoi retiré à un endroit revient s’il reste écrit ailleurs

Le geste qui échoue le plus souvent est aussi le plus naturel : on trouve enfin les trois lignes dans le .htaccess, on les retire, le site redevient normal — et trois jours plus tard il recommence. Ces lignes étaient une copie. Ce qui les a écrites est resté quelque part, et les réécrit à la première visite venue. Tant que la liste exacte des fichiers modifiés reste inconnue, chaque retrait est un pari.

C’est le point où l’œil humain atteint sa limite : un site vivant porte des dizaines de milliers de fichiers, et celui qui a été ajouté ressemble à ses voisins. La question qui se répond, elle, est renversée. Notre analyse demande à chaque fichier de justifier sa présence, en le comparant au code authentique publié par son éditeur. Ce qui se justifie est compté ; le reste est nommé, un par un, avec sa date et son emplacement — y compris le fichier qui réécrit les autres.

Vous recevez le nombre exact, la liste des fichiers, la date probable d’entrée, et trois documents signés : le constat, l’attestation de l’état obtenu, et la pièce que vous pouvez remettre à votre hébergeur ou à votre client. Chacun se vérifie chez nous, gratuitement, par n’importe qui et pour toujours — c’est ce qui les rend opposables.

Il n’existe pas d’analyse gratuite ici, et c’est délibéré : une analyse gratuite répondrait presque toujours qu’elle n’a rien trouvé — la bonne nouvelle attendue, donnée sans preuve, à des gens qui n’en avaient pas besoin. Nous vendons la certitude, pas l’inquiétude. Record coûte 99 € par site ; à 199 €, Restore remet en plus les fichiers des éditeurs à leur version authentique.

La réserve est écrite sur chaque document, et elle vaut ici : un site entièrement justifié est un site dont chaque fichier a rendu des comptes — ce qui est déjà beaucoup, et reste autre chose qu’un site sûr. Un renvoi rangé dans la base ou un mot de passe encore connu d’un autre demeure hors de portée d’une comparaison de fichiers, et c’est pour cela que les deux se relisent à la main.

Une fois qu’il a disparu

Refaites la demande dans les conditions exactes où vous aviez vu le renvoi : le même appareil, le même réseau, l’arrivée depuis un résultat de recherche, une fenêtre neuve. Puis demandez l’examen de votre site aux moteurs de recherche, avec l’outil d’inspection d’URL, pour que la page revue remplace celle qu’ils gardent en mémoire.

Ensuite, attestez l’état obtenu : c’est cette empreinte qui vous dira, le mois prochain, si le site est toujours celui que vous avez rétabli. La veille surveille cette attestation et se dit avec précision : lorsqu’elle se rompt, elle annonce que ce site diffère de celui qui a été attesté. Votre propre mise en ligne la rompt de la même façon — c’est pourquoi on ré-atteste après chaque déploiement, et pourquoi une rupture sans déploiement se regarde de près. Watch coûte 99 € par site et par an, en un paiement unique sans reconduction, 199 € avec Restore.

D’où part le renvoi, exactement ?

Chaque fichier de votre site justifie sa présence, ou il est nommé — avec sa date, son emplacement, et trois documents signés que quelqu’un d’autre peut vérifier.

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