Des pages apparues dans vos résultats
Votre domaine ressort sur des mots que vous n’avez jamais écrits : un produit que vous ne vendez pas, une autre langue, un autre commerce. Ces pages existent, elles portent votre nom de domaine, et quelqu’un d’autre les a écrites. Ce qui suit est l’ordre dans lequel les gestes se font — mesurer l’étendue réelle, retirer, puis faire redescendre l’index — et la raison pour laquelle cet ordre compte.
L’étendue visible et l’étendue réelle
La recherche « site: » suivie de votre domaine montre ce qu’un moteur de recherche a retenu de vous. C’est le bon point de départ, et c’est aussi le piège de cette situation : cette liste dit ce que le robot a exploré et gardé, à une date donnée. Elle dit peu de ce que votre serveur contient. Les pages qu’il a laissées de côté sont servies exactement comme les autres, et attendent leur tour d’être explorées.
Deux conséquences pratiques. La première : le nombre que vous voyez est un plancher, il tend à monter dans les jours qui suivent, et compter les résultats revient à mesurer l’appétit du robot plutôt que l’étendue du travail. Celle-ci se mesure dans les fichiers, sur le serveur.
La seconde : ces pages se montrent parfois au robot et se dérobent à vous. La même adresse rend un texte étranger au moteur de recherche et votre page habituelle à votre navigateur. Une adresse qui semble propre depuis votre poste peut donc être exactement celle qui ressort dans les résultats — d’où le principe de cette page : on croit ce que le serveur contient, on vérifie ce que l’index affiche.
L’ordre des gestes
Chaque geste protège le suivant. Masquer avant d’avoir retiré, c’est acheter un sursis ; retirer avant d’avoir copié, c’est perdre la date ; et tout retirer sans chercher ce qui les écrit, c’est refaire ce travail en entier plus tard.
Demandez à chaque moteur de recherche ce qu’il a retenu de votre domaine
La recherche « site: » suivie de votre domaine, sans espace, liste les adresses qu’un moteur de recherche a gardées de vous. Faites-la sur chacun de ceux qui vous envoient des visiteurs, et notez ce qui se répète : un même préfixe de dossier, une même forme d’adresse, une même langue, un même sujet. Ce motif vaut mieux que la liste elle-même — c’est lui que vous irez chercher sur le serveur, au geste 03.
Ouvrez la couverture d’indexation de Search Console
Google Search Console donne la couverture d’indexation de votre site : les adresses connues, celles qui sont indexées, celles qui ont été écartées et le motif de chaque écart. Elle voit plus loin que la recherche « site: », et elle s’exporte. Datez cette liste et gardez-la : c’est votre point de comparaison pour la suite, et la pièce qui montrera plus tard que l’index redescend.
Cherchez le même motif sur le serveur lui-même
C’est ici que l’étendue réelle apparaît, et ici seulement. Avant de toucher à quoi que ce soit, copiez les fichiers ET la base dans leur état actuel sur un support à part : une fois retiré, ce qui a été retiré se date encore mal. Puis, en FTP ou en SSH, triez par date de modification et remontez jusqu’à votre dernière mise en ligne à vous. Regardez les dossiers d’envoi, les caches, les répertoires temporaires — les endroits où votre site écrit tout seul.
Retirez les pages, puis faites répondre leur adresse en 404 ou 410
Retirer le fichier est le geste ; la réponse du serveur est la preuve. Une page retirée doit répondre en 404 ou en 410 pour sortir durablement de l’index. Vérifiez-le adresse par adresse sur un échantillon de chaque motif relevé au geste 01 : une adresse qui rend encore un 200, même sur une page vide, reste une page aux yeux d’un moteur de recherche. Relisez au passage ce qu’un fichier .htaccess ou la configuration du serveur ajoute — une règle de réécriture peut rejouer des adresses dont les fichiers ont disparu.
Demandez la suppression temporaire, en sachant ce qu’elle fait
L’outil de suppression temporaire de Search Console masque une page dans les résultats le temps que le moteur de recherche la réexplore. C’est un rideau, et il est utile : quand des pages étrangères sont vues par vos clients, arrêter l’affichage tout de suite a de la valeur. Il remplace en revanche mal le retrait de la page elle-même — si l’adresse répond encore, elle reparaît à l’échéance. L’ordre tient en une phrase : retirer d’abord, masquer ensuite, pendant que l’index se met à jour.
Établissez la liste exacte des fichiers ajoutés
C’est le point où l’œil humain atteint sa limite, et celui qui décide si tout ceci recommence. Un site vivant porte des dizaines de milliers de fichiers, et celui qui a été ajouté ressemble à ses voisins. La question qui se répond, elle, est renversée : combien de fichiers savent justifier leur présence, et lesquels en sont incapables ? C’est ce que fait notre analyse — elle compare votre site au code authentique publié par les éditeurs, nomme chaque écart, et rend le tout signé.
Les pages reviennent tant que leur fabrique reste en place
Ces pages ont une source. Le plus souvent, ce sont des fichiers déposés sur le serveur, quelque part où votre site avait le droit d’écrire. Il arrive qu’une seule pièce ajoutée les fabrique à la demande, à partir d’une liste de mots : leur nombre devient alors une question sans réponse, puisqu’elle en écrira autant que le robot en demandera.
C’est ce qui rend le retrait seul décevant. Vous supprimez les adresses relevées au geste 01, l’index redescend, et de nouvelles adresses paraissent — d’autres mots, d’autres dossiers, le même domaine. Tant que la pièce qui les écrit reste en place, le travail se refait à l’identique.
Il y a une raison de plus de remonter jusque-là : ce qui a écrit ces pages est entré par quelque part, et la porte qui a servi une fois sert deux fois. Le retrait règle ce qui se voit ; la liste exacte des fichiers ajoutés règle ce qui le produit.
Le geste 06, fait pour vous, avec de quoi le montrer
L’analyse répond à la question du geste 06 en la retournant : au lieu de chercher ce qui est connu comme mauvais, elle demande à chaque fichier de justifier sa présence. Un fichier qui correspond au code authentique publié par son éditeur est justifié. Les autres sont nommés, un par un, avec leur date et leur emplacement. C’est exactement la liste qui manque quand on ignore par quel bout prendre le serveur.
Vous recevez le nombre exact, la liste des fichiers, la date probable d’entrée, et trois documents signés : le constat, l’attestation de l’état obtenu, et la pièce que vous pouvez remettre à votre hébergeur, à votre client ou à votre assureur. Chacun se vérifie chez nous, par n’importe qui, gratuitement et pour toujours — c’est ce qui les rend opposables. Record, 99 € par site ; avec le rétablissement des fichiers des éditeurs, 199 €.
Il n’existe pas d’analyse gratuite ici, et c’est délibéré. Une analyse gratuite répondrait presque toujours « rien trouvé » — la bonne nouvelle attendue, donnée sans preuve, à des gens qui n’en avaient pas besoin. Nous vendons la certitude, plutôt que l’inquiétude. La vérification d’un document, elle, est gratuite pour tout le monde et pour toujours : c’est la moitié qui doit rester ouverte pour que l’autre vaille quelque chose.
Une réserve, écrite ici comme elle l’est sur chaque document : un site entièrement justifié est un site dont chaque fichier a rendu des comptes — ce qui est déjà beaucoup, et reste autre chose qu’un site sûr. Un mot de passe faible, ou une extension à jour mais vulnérable, demeure hors de portée d’une comparaison de fichiers.
Après le retrait, ce qui tient la suite
Une fois les pages retirées et leurs adresses en 404 ou 410, l’index redescend au rythme des passages du robot. Ce rythme vous échappe : c’est le seul endroit de cette page où la patience remplace un geste. Suivez-le sur la couverture d’indexation datée du geste 02, et gardez le constat qui dit ce que vous avez retiré et quand — c’est la pièce qui répond aux questions posées ensuite.
Ce qui change vraiment la suite tient en une chose : savoir le jour même qu’un fichier exécutable a bougé sur votre serveur, plutôt que de l’apprendre en retrouvant son domaine sur des mots étrangers. La veille le dit avec précision — lorsque l’attestation se rompt, elle annonce que ce site diffère de celui qui a été attesté. Votre propre mise en ligne la rompt de la même façon : c’est pourquoi on ré-atteste après chaque déploiement, et pourquoi une rupture sans déploiement se regarde de près. Watch, 99 € par site et par an, en un paiement.
Combien de fichiers de votre site savent justifier leur présence ?
Vous aurez le nombre exact, chaque fichier nommé, la date probable, et trois documents signés que quelqu’un d’autre peut vérifier.