L’avertissement de Google
Un écran rouge s’intercale avant votre page, votre résultat porte la mention « Ce site peut être piraté », ou la Search Console affiche un problème de sécurité. Ce sont trois signaux distincts, émis par trois systèmes différents, et ils se lèvent par le même travail. Voici d’où vient chacun, l’ordre des gestes, et ce que la demande d’examen exige de vous.
Trois signaux, trois origines
Ils arrivent le plus souvent ensemble, et on les prend pour un seul. La distinction compte : ils se lèvent à des endroits différents, ils coûtent des choses différentes, et un seul des trois vous dit ce que Google a vu.
« Ce site peut être piraté »
La mention s’affiche sous votre titre dans les résultats, et elle vient de la recherche Google : des pages ajoutées par quelqu’un d’autre ont été trouvées sur votre domaine. Le lien reste cliquable, et presque personne ne clique. C’est le signal le plus discret des trois, souvent le premier, et celui qu’on découvre en cherchant son propre nom.
L’écran rouge avant la page
Il vient de la Navigation sécurisée de Google, une liste que Chrome consulte et que d’autres navigateurs et outils reprennent à leur compte. Elle s’interpose entre le visiteur et votre page quelle que soit sa provenance : un client qui tape votre adresse de mémoire la voit aussi. C’est le signal qui coûte le plus cher, et le seul dont l’effet déborde largement de Google.
Le seul signal qui vous parle
Dans la Search Console, la section « Problèmes de sécurité » nomme la catégorie retenue — contenu piraté, logiciel malveillant, ingénierie sociale — et donne en général des exemples d’adresses. C’est le seul endroit où Google dit ce qu’il a vu et où il l’a vu, et c’est de là que part la demande d’examen. Si la propriété y est encore à valider chez vous, c’est votre premier geste.
L’ordre des gestes
Chaque geste protège le suivant. Demander l’examen avant d’avoir établi ce qui a changé, c’est dépenser un examen pour rien ; nettoyer avant d’avoir copié, c’est perdre la preuve de ce qui est arrivé.
Lisez ce que Google a écrit, dans la Search Console
Ouvrez « Problèmes de sécurité » et relevez trois choses : la catégorie retenue, la date, et les adresses données en exemple. Si la propriété reste à valider, validez-la maintenant, par l’enregistrement DNS ou par le fichier de vérification, selon ce que votre hébergeur permet. Tant qu’elle reste à valider, vous subissez les deux autres signaux sans avoir de canal pour répondre.
Gardez une copie avant de toucher quoi que ce soit
Copiez les fichiers ET la base dans leur état actuel, sur un support à part. Cet état, aussi abîmé soit-il, est la seule chose qui permettra plus tard de dater ce qui est arrivé, et de répondre à un hébergeur, à un assureur ou à un client. Une fois nettoyé, il a disparu pour toujours.
Regardez vos pages comme Google les regarde
Les adresses données en exemple s’ouvrent souvent sur une page parfaitement normale depuis votre poste : ce qui a été ajouté est fréquemment conditionnel — servi au robot d’exploration, ou seulement aux visiteurs venus d’une recherche. L’outil « Inspection de l’URL » teste l’adresse en direct et montre le HTML obtenu : c’est là qu’apparaît ce que votre navigateur vous cache. Comparez les deux, la différence est le sujet.
Reprenez les accès, l’hébergement d’abord
Mot de passe du panneau d’hébergement, puis FTP et SSH, puis la base, puis les comptes de votre gestionnaire de contenu. Changer d’abord le mot de passe de l’administration est le réflexe naturel, et le moins utile : qui tient votre FTP le remettra en place dans la minute. Profitez-en pour retirer les comptes que vous ne reconnaissez plus.
Établissez la liste exacte de ce qui a changé
C’est le point où l’œil humain atteint sa limite, et c’est exactement celui que la demande d’examen vous demandera de tenir. Un site vivant porte des dizaines de milliers de fichiers, et celui qui a été ajouté ressemble à ses voisins. La question qui se répond, elle, est renversée : combien de fichiers savent justifier leur présence, et lesquels en sont incapables ?
Rétablissez, puis faites disparaître les pages ajoutées
Remettre les fichiers des éditeurs à leur version authentique règle la plus grande partie du travail ; ce qui vous appartient en propre — thèmes, réglages, ajouts — se relit à la main. Les pages étrangères, elles, doivent cesser d’exister : une adresse supprimée répond 404 ou 410, et votre plan de site redevient exact. Une page qui renvoie vers votre accueil reste une page qui existe.
Demandez l’examen, une fois le travail fait
La demande part de la Search Console, depuis « Problèmes de sécurité ». Dites ce qui a été trouvé, ce qui a été corrigé, et ce qui referme la porte d’entrée : un examen qui retombe sur une page oubliée relance le cycle entier. Le délai de traitement appartient à Google seul. L’écran rouge et la mention dans les résultats se lèvent ensuite d’eux-mêmes, sur son calendrier — et les outils qui reprennent la liste suivent au leur.
Établir ce qui a changé, et pouvoir le montrer
L’analyse répond à la question du point 05 en la retournant : au lieu de chercher ce qui est connu comme mauvais, elle demande à chaque fichier de justifier sa présence, en le comparant au code authentique publié par son éditeur. Ce qui se justifie est compté ; le reste est nommé, un par un, avec sa date et son emplacement.
Vous recevez le nombre exact, la liste des fichiers, le point d’entrée probable, et trois documents signés : le constat, l’attestation de l’état obtenu, et la pièce que vous pouvez remettre à votre hébergeur ou à votre client. C’est la matière de la demande d’examen, et c’est ce qui la rend courte. L’acte coûte 99 € par site ; avec le geste de rétablissement et la nouvelle analyse qui le vérifie, 199 €.
Chacun de ces documents se vérifie chez nous, gratuitement et pour toujours, par n’importe qui — c’est ce qui les rend opposables. En revanche, nous ne proposons aucune analyse gratuite, et c’est délibéré : elle répondrait presque toujours « rien trouvé », la bonne nouvelle attendue, donnée sans preuve, à des gens qui n’en avaient pas besoin. Nous vendons la certitude, pas l’inquiétude.
Une réserve, écrite ici comme elle l’est sur chaque document : un site entièrement justifié est un site dont chaque fichier a rendu des comptes — ce qui est déjà beaucoup, et reste autre chose qu’un site sûr. Un mot de passe faible ou une extension à jour mais vulnérable demeure hors de portée d’une comparaison de fichiers.
Après la levée, le mois suivant
Un avertissement levé une fois revient souvent une deuxième, par la même porte, parce que la porte est restée ouverte — et le second passage se paie plus cher que le premier, en visibilité comme en confiance. Ce qui change vraiment la suite tient en deux choses : savoir le jour même qu’un fichier exécutable a bougé, et savoir qu’une extension installée chez vous a été retirée du dépôt officiel ou qu’une faille a été publiée depuis. La veille fait les deux, y compris les jours où votre site, lui, est resté immobile. Elle coûte 99 € par site et par an, en un paiement unique, sans reconduction.
Elle se dit avec précision : lorsque l’attestation se rompt, elle annonce que ce site diffère de celui qui a été attesté. Votre propre mise en ligne la rompt de la même façon — c’est pourquoi on ré-atteste après chaque déploiement, et pourquoi une rupture sans déploiement se regarde de près.
Ce que Google a vu, établi fichier par fichier
Vous aurez le nombre exact, chaque fichier nommé, la date probable, et trois documents signés que quelqu’un d’autre peut vérifier.