Un site sain, et de quoi le prouver
Un antivirus s’est déclenché sur le poste d’un client. Un navigateur pose un écran devant votre page. Une liste de réputation vous a mis dedans. Vous regardez votre site, et il va bien. Vous voilà dans la position la plus inconfortable qui soit : démontrer une absence, à quelqu’un pour qui votre parole est justement celle qui compte le moins.
Cette page fait deux choses. Elle donne les causes possibles et l’ordre des gestes pour savoir laquelle est la vôtre. Puis elle dit comment la réponse se remet : sous la forme d’une pièce que votre interlocuteur vérifie lui-même, chez nous, gratuitement, sans avoir à vous croire ni à nous croire.
D’où vient un signalement quand le site va bien
Un signalement porte rarement sur « votre site » en bloc. Il porte sur une adresse, un domaine, une page, une ressource ou une forme de code — et l’une de ces choses peut être en cause pendant que vos fichiers sont exactement ceux que vous avez publiés. Six causes reviennent, et chacune laisse vos fichiers intacts.
Une réputation portée par l’adresse
Beaucoup de listes de réputation jugent d’abord une adresse IP, et votre nom de domaine hérite de ce jugement. Si l’adresse a servi à autre chose avant vous, ou si elle est encore associée à un envoi de courrier massif, le signalement porte sur l’adresse et atteint votre domaine au passage. Vos fichiers, eux, sont entièrement hors de cause.
Le voisinage sur un hébergement partagé
Sur une offre mutualisée, des centaines de sites se tiennent derrière la même adresse. Le voisin qui s’est fait prendre en main met l’adresse en cause, et tout l’immeuble porte l’étiquette. C’est une cause ordinaire d’un signalement qui semble venir de nulle part, et l’une des rares où la réponse tient en un appel à l’hébergeur.
Le passé du nom de domaine
Un domaine racheté d’occasion arrive avec son histoire. S’il a servi à autre chose autrefois, la mémoire des listes de réputation dure plus longtemps que la vôtre. Le signalement est alors parfaitement fondé sur des faits — simplement, ces faits sont antérieurs à votre premier fichier.
Une ressource tierce que vos pages chargent
Une police, un lecteur vidéo, une régie, un outil de mesure, un module de discussion : vos pages appellent souvent plusieurs domaines qui vous sont étrangers. Il suffit que l’un d’eux soit signalé pour que la page qui l’appelle le soit aussi. Votre site est alors le messager, et la cause vit chez quelqu’un d’autre.
Une reconnaissance de forme trop large
Un antivirus reconnaît des formes. Une forme un peu large attrape du code légitime qui lui ressemble : un fichier compressé par votre outil de publication, une bibliothèque minifiée, un extrait chiffré tout à fait ordinaire. La forme reconnue existe vraiment ; c’est la conclusion qu’on en tire qui va trop loin.
Un lien sortant vers un site signalé
Un lien posé de longue date vers un partenaire, un annuaire, un article : le site d’arrivée a changé de mains depuis, et il est signalé aujourd’hui. Certaines listes font remonter une part de ce jugement vers ceux qui pointent vers lui. Là encore, chacun de vos fichiers est exactement celui que vous avez publié.
L’ordre des gestes pour savoir laquelle
Cet ordre a une raison : chaque geste écarte des causes et rétrécit le champ du suivant. Les quatre premiers se font seul, avec ce que vous avez déjà sous la main. Le cinquième est celui où l’œil humain s’arrête. Le sixième est celui qui met fin à l’histoire.
Recopiez le signalement mot pour mot
Avant tout : la formulation exacte, la date, l’heure, et QUI parle — un antivirus sur le poste d’un client, un navigateur, une liste de réputation, un courriel d’hébergeur. Demandez une capture d’écran au client qui vous a prévenu. La plupart des signalements nomment la chose qu’ils ont vue : un domaine tiers, un chemin de fichier, une famille de forme. Ce mot-là oriente tout le reste.
Regardez votre site avec les yeux du visiteur
Ouvrez vos pages depuis un poste ordinaire, sur un autre réseau que celui du bureau, et une fois déconnecté de votre administration. Un renvoi conditionnel se montre à certains visiteurs seulement, et le propriétaire est presque toujours celui à qui il se cache. Si vos pages sont identiques dans tous les cas, vous venez d’écarter la moitié des hypothèses.
Faites la liste de ce que vos pages appellent
L’onglet réseau de votre navigateur liste chaque domaine contacté au chargement d’une page. Comparez cette liste à ce que vous croyez avoir installé : sur un site qui a vécu, les surprises sont fréquentes. Un domaine que vous ignorez est soit une ressource tierce oubliée, soit la chose même qui a déclenché le signalement.
Regardez l’adresse, le voisinage et le passé
Votre hébergeur sait vous dire si votre site partage son adresse, et avec combien d’autres. Les registres publics disent depuis quand le domaine existe et sous combien de mains il est passé. Ces deux questions font souvent tomber les causes 01, 02 et 03 du bon côté, et elles se posent en quelques instants.
Demandez à chaque fichier de justifier sa présence
C’est le point où l’œil humain atteint sa limite, et le seul geste de cette liste que vous ferez difficilement seul. Un site vivant porte des dizaines de milliers de fichiers ; les relire un par un est hors d’atteinte, et les regarder « à l’œil » revient à confirmer ce qu’on espère. La question qui se répond vraiment est retournée : combien de fichiers savent justifier leur présence, et lesquels en sont incapables ?
Répondez avec une pièce, et demandez le réexamen
Chaque acteur qui signale expose une voie de réexamen : un formulaire, une adresse de contact, une console pour les propriétaires de site. Ce qui raccourcit l’échange, c’est ce que vous joignez. Une pièce datée, signée, qui nomme le nombre de fichiers examinés et le nombre de fichiers justifiés, et que votre interlocuteur vérifie lui-même, tient une place que votre parole ne peut pas tenir.
Une pièce que votre interlocuteur vérifie lui-même
L’analyse répond au point 05 en le retournant : au lieu de chercher ce qui est connu comme mauvais, elle demande à chaque fichier de justifier sa présence, en le comparant au code authentique publié par son éditeur. Ce qui se justifie est compté. Le reste est nommé, un par un, avec sa date et son emplacement.
C’est exactement ce dont un site sain a besoin : un nombre, plutôt qu’une opinion. « Je vous assure que tout va bien » et « voici le nombre de fichiers examinés, le nombre de fichiers justifiés au code de leurs éditeurs, et la date » sont deux phrases de nature différente. La seconde se transmet, se joint à un dossier, se relit plus tard.
Vous recevez le diagnostic entier, la datation, le point d’entrée probable s’il y en a un, et trois documents signés : le constat, l’attestation de l’état obtenu, et la pièce que vous remettez à un tiers — votre client, votre hébergeur, l’acteur qui vous a signalé.
Une réserve, écrite ici comme elle l’est sur chaque document : un site entièrement justifié est un site dont chaque fichier a rendu des comptes — ce qui est déjà beaucoup, et reste autre chose qu’un site sûr. Un mot de passe faible, ou une extension à jour mais vulnérable, demeure hors de portée d’une comparaison de fichiers. Une page qui vous promettrait « votre site est sain » sans cette réserve vous mentirait.
Celui qui doute vérifie la pièce lui-même
C’est le point qui change tout, et il tient en une phrase : la vérification d’un de nos documents est gratuite, pour tout le monde, et pour toujours. Votre client, l’acteur qui vous a signalé, un assureur, un juge : chacun ouvre la page de vérification, entre le document, et lit le résultat sans compte, sans nous demander la permission, et sans avoir à vous faire confiance.
C’est ce qui rend nos documents opposables. Une attestation que seul son émetteur peut confirmer vaut ce que vaut l’émetteur. Une attestation que le sceptique contrôle lui-même se passe de nous, et c’est justement à ce moment-là qu’elle commence à servir.
L’analyse, elle, est payante, et c’est délibéré. Une analyse gratuite répondrait presque toujours « rien trouvé » — la bonne nouvelle attendue, donnée sans preuve, à des gens qui n’en avaient pas besoin. Nous vendons la certitude, pas l’inquiétude. Et dans votre cas précisément, la nuance est tout : ce que vous achetez, ce n’est pas la bonne nouvelle — vous l’avez déjà. C’est la PREUVE que la bonne nouvelle est vraie, et qu’un tiers peut la contrôler sans vous.
Record : 99 € par site, paiement unique — le diagnostic entier, la datation, le point d’entrée probable, et les trois documents signés. Avec le rétablissement, Record + Restore : 199 €.
Quand le signalement a raison
Il faut le dire à l’endroit, parce que c’est le sens même d’une vérification : parfois l’analyse trouve quelque chose. Un fichier ajouté dans un dossier d’envois, une extension abandonnée par son éditeur, un modèle de page modifié un soir. Le site marche, les pages s’affichent, les commandes rentrent — et pourtant ce site diffère de celui qui a été attesté.
C’est le meilleur moment pour l’apprendre : avant que le signalement se propage, avant qu’un hébergeur suspende, avant qu’un client parte. Le signalement que vous vouliez démentir devient alors le service qu’on vous a rendu. Une analyse honnête doit pouvoir rendre les deux réponses, sinon la première ne vaut rien.
Dans ce cas, les gestes de la première heure sont écrits ailleurs sur ce site, en entier : ce qui se copie avant tout, ce qui se date, à quel moment reprendre les accès.
Rester démontrable le mois suivant
Une attestation dit l’état d’un jour. Ce qui tient dans la durée, c’est de savoir le jour même que quelque chose a bougé : le premier fichier exécutable qui change rompt l’attestation, et vous êtes prévenu. La veille bouge aussi les jours où votre site, lui, reste identique — une version en retard, une extension retirée du dépôt officiel de son éditeur, une faille publiée depuis.
Elle se dit avec précision : lorsque l’attestation se rompt, elle annonce que ce site diffère de celui qui a été attesté. Votre propre mise en ligne la rompt de la même façon — c’est pourquoi on ré-atteste après chaque déploiement. Watch : 99 € par site et par an, paiement unique, sans reconduction ; avec le rétablissement, 199 €.
Combien de fichiers de votre site savent justifier leur présence ?
Vous aurez le nombre exact, chaque fichier nommé, la date, et trois documents signés que celui qui vous a signalé peut vérifier lui-même, gratuitement.